par F. Rosso - Nice Matin du 6 avril 2007
Les hommes politiques ne se sont jamais autant sentis une âme d’écrivain qu’en cette année électorale. Le député Jérôme Rivière, s’affichant toujours UMP, mais ayant rejoint le comité de soutien à Philippe de Villiers, MPF, pour en prendre la présidence nationale, ne déroge pas à la tendance du moment. Il signe la droite la plus repentante du monde. Et ça décoiffe. Du premier chapître (« le politiquement correct ça suffit ») à la fin, à laquelle il prépare son (é) lectorat depuis le début : « je considère que la droite a le devoir, en cette période cruciale pour son avenir, de s’entendre avec le Front National, afin de ne pas abandonner le pays à la politique désastreuse de la gauche ». Au passage, il rappelle quelques alliances régionales, à Dreux comme en PACA, qui « ont fonctionné » dit-il. Il avoue « franchir le pas ». on doit lui reconnaître qu’il le fait sans honte et sans complexe, « refusant d’être le spectateur de nos propres intoxications ». Tout au long de 194 pages alertes – écrites à la manière du récit – pétries d’anecdotes, de révélations sur de petits arrangements entre amis, de pratiques aussi courantes que cachées, il raconte son chemin, des campus américains à son premier bureau à l’assemblée nationale, 9 m2 n° 7143.
Pour lire la suite
samedi 7 avril 2007
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire