mardi 10 avril 2007
Pas d’ennemis à droite
propos recueillis par Arnaud Folch pour Valeurs Actuelles
Auteur d’un livre-choc, « La droite la plus repentante du monde » (Le Rocher), le député UMP de Nice, et président du comité de soutien de Villiers, brise le tabou des alliances entre la droite et le FN.
Vous êtes à l’UMP, vous appelez à voter Villiers et, dans votre livre, proposez des accords entre le FN et la droite…
Parce que je crois qu’il est temps d’en finir avec la politique des murs au sein de la droite. Jamais les Français n’ont été aussi à droite (plus de 60 % au premier tour de la présidentielle) et jamais celle-ci n’a été aussi divisée. Ce qui permet à la gauche, pourtant ultra-minoritaire, de pouvoir l’emporter. En se privant de l’apport des voix FN, notamment aux législatives, la droite est tombée dans le piège tendu par cette gauche qui pourtant n’hésite pas à s’allier avec l’extrême gauche… Il est temps de s’affranchir du « politiquement correct » et de voir ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous oppose.
Quels sont les sujets sur lesquels droite et FN vous semblent avoir des points communs ?
Ils sont nombreux : la lutte contre l’immigration, une sévérité accrue contre les délinquants, y compris les mineurs, la défense et la promotion de la famille, la baisse des impôts et des charges, la protection de nos frontières… Sur l’ensemble de ces points, droite et FN doivent pouvoir travailler ensemble.
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lundi 9 avril 2007
La droite la plus repentante du monde
Oser la droite de conviction. Oser réunir toute la droite. Quitte à déplaire aux « bien-pensants » des deux rives, Jérôme Rivière, 42 ans, député UMP de Nice, ose dire tout haut ce que nombre d’élus, et de Français, pensent tout bas : il est temps d’en finir, à droite, avec le « cordon sanitaire » placé autour du FN. Sauf à faire éternellement le lit de la gauche, laquelle, par ses dérives, menace aujourd’hui jusqu’à l’identité de la France. Il est déjà si tard…
A travers son parcours atypique d’homme du « système », « tombé très tôt dans la bulle » - apparatchik de parti, chef de cabinet de François Léotard à la Défense, mais devenu élu de terrain… -, Jérôme Rivière, l’un des benjamins de l’Assemblée Nationale, nous raconte, confidences sur Giscard, Barre, Chirac ou Sarkozy à l’appuis, comment il a progressivement ouvert les yeux sur les tragiques démissions de son propre camp, auquel la gauche a inoculé le « poison de la repentance ». C’est au nom de ses convictions de droite assumées, qui ont mûries à l’épreuve des faits, que Jérôme Rivière propose de passer outre les oukases du « lobby politico-médiatique » qu’il a longtemps fréquenté : non il ne doit plus y avoir de sujets tabous ; non il n’y a pas d’alliances impossibles.
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samedi 7 avril 2007
Le député Jérôme RIVIERE prône une droite élargie au FN
Les hommes politiques ne se sont jamais autant sentis une âme d’écrivain qu’en cette année électorale. Le député Jérôme Rivière, s’affichant toujours UMP, mais ayant rejoint le comité de soutien à Philippe de Villiers, MPF, pour en prendre la présidence nationale, ne déroge pas à la tendance du moment. Il signe la droite la plus repentante du monde. Et ça décoiffe. Du premier chapître (« le politiquement correct ça suffit ») à la fin, à laquelle il prépare son (é) lectorat depuis le début : « je considère que la droite a le devoir, en cette période cruciale pour son avenir, de s’entendre avec le Front National, afin de ne pas abandonner le pays à la politique désastreuse de la gauche ». Au passage, il rappelle quelques alliances régionales, à Dreux comme en PACA, qui « ont fonctionné » dit-il. Il avoue « franchir le pas ». on doit lui reconnaître qu’il le fait sans honte et sans complexe, « refusant d’être le spectateur de nos propres intoxications ». Tout au long de 194 pages alertes – écrites à la manière du récit – pétries d’anecdotes, de révélations sur de petits arrangements entre amis, de pratiques aussi courantes que cachées, il raconte son chemin, des campus américains à son premier bureau à l’assemblée nationale, 9 m2 n° 7143.
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jeudi 5 avril 2007
A Nice, Villiers abroge les 35 heures
par François Rosso - Nice-Matin
« Tu vas bien mon chéri »… La bise claque. Une. Puis deux. « Tiens, regarde, ici y’a que du poisson du pays. Regarde la daurade comme elle est belle. C’est une royale… comme la patronne. » Joëlle Martinaux jubile. Jérôme Rivière frétille. Le député sert de poisson pilote sur le marché de Saint Roch, dans l’est populaire de Nice, au candidat Philippe de Villiers. « Est-ce que les Français mangent du poisson » s’inquiète, costume bleu pétrole et cravate assortie, le Président du MPF. Marie-Josée : « de plus en plus, surtout depuis que les docteurs disent que ça fait du bien…. » « Et vous ! ne vous couchez pas sur le banc ! » La meute des confrères parisiens se couche sur le poulpe pour assurer la meilleure prise de vue. Bonjour, l’avion du retour… Mais Philippe de Villiers veut en savoir plus, en contact direct avec des rougets luisants. Marie-Josée est intarissable : « Lever à trois heures, coucher à dix du soir. Le lit ça n’existe pas chez nous. Et vous qu’est-ce que vous allez faire ? » La réponse fuse : « Madame, abroger les 35 heures. Il y a la France qui travaille et l’autre. S’ils ne se lèvent pas le matin, personne ne viendra préparer leurs étals… » Sourire circulaire aux caméras : « je suis bien ici, il y a d’autres valeurs que les anti-valeurs soixante-huitardes… »
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