vendredi 9 mars 2007

La course aux parrainages

Voici un article du journal Métro, édition Nice, en date du 8 mars 2007

Les ténors révèlent leurs signatures, contrairement aux maires des petites communes

A chaque présidentielle le même scénario : pour atteindre le seuil des 500 signatures, les candidats qui ne sont pas à la tête d’un parti riche d’élus locaux se livrent à une véritable campagne dans la campagne, pour convaincre les élus locaux de la nécessité d’apporter leur paraphe. Dans les Alpes-Maritimes, les ténors politiques ne cachent généralement pas leurs parrainages.Mottard parraine RoyalAu bénéfice de Nicolas Sarkozy, le département devrait être particulièrement riche en signatures. Son comité de soutien, présidé par Christian Estrosi, regroupe de nombreux députés, sénateurs et maires de grandes villes du département*. Tous doivent logiquement avoir donné leur signature au candidat de l’UMP. Dans la famille, seul Jérôme Rivière est sorti du rang. Le député UMP s’apprête à envoyer son bulletin de parrainage à Philippe de Villiers, dont il préside déjà le comité national de soutien.

Au centre, Rudy Salles a naturellement parrainé François Bayrou. De même qu’au PS, le premier secrétaire de la fédération, Patrick Allemand, a “très tôt” donné sa signature de premier vice-président du conseil régional à la candidate socialiste. Patrick Mottard s’apprête, lui aussi, à parrainer Ségolène Royal. “Une formalité administrative qui va de soi” pour le leader de Nice plurielle, qui n’avait pas jusqu’à présent évoqué publiquement ce parrainage. “Amalgame”Du côté des maires des petites communes, la discrétion est plutôt de mise. “Ces élus sont réservés”, explique Jean-Paul David, président adjoint de l’association des maires des Alpes-Maritimes et à la tête de l’association des maires ruraux. “Le problème est lié à l’amalgame entre parrainage et soutien. Il faudrait peut-être créer un parrainage citoyen, ou assurer la confidentialité des parrainages pour que les maires ne se demandent pas quelle exploitation risque d’être faite de leur signature”. Reste quelques exceptions, comme Eric Mele, le maire (sans étiquette) de Gourdon, qui a annoncé qu’il parrainait François Bayrou.

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